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23.05.2007
Les syndicats refusent le "calendrier" fixé par François Fillon
Les syndicats ont sévèrement critiqué, mercredi 23 mai, l'annonce par François Fillon d'un agenda de réformes. Le premier à monter au créneau a été le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, qui a estimé que "pour l'instant, il n'y a pas de calendrier". "Si le calendrier nous est imposé, il n'y a pas de discussions", a-t-il expliqué, en marge du congrès de la Confédération européenne des syndicats (CES), à Séville (Espagne).
Quelques heures plus tôt, M. Fillon avait déclaré sur Europe 1 que le nouveau gouvernement laissait "jusqu'à la fin de l'été" aux syndicats "pour faire des propositions" sur le service minimum en cas de grève dans les transports publics, faute de quoi il proposerait un projet de loi "au début du mois de septembre". Il a ajouté que le gouvernement donnait "jusqu'à la fin de l'année" aux partenaires sociaux pour travailler sur le contrat de travail unique.
Du côté de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly a jugé qu'il y avait "un problème de méthode" chez le premier ministre, qui fixe un calendrier de réformes avant que le président Sarkozy ne rencontre les syndicats pour débattre de ces thèmes. M. Fillon "aurait été plus sage d'attendre, il sera présent aux réunions entre le président et les syndicats, il suffisait d'attendre le tour de piste de tout le monde", a estimé le responsable syndical, appelant le premier ministre à "laisser le temps à la négociation".
"Les déclarations de François Fillon ne peuvent pas être une base de travail", a pour sa part déclaré Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT. Si le gouvernement "décide de l'objectif et qu'on nous demande de discuter uniquement des modalités, l'exercice risque d'être écourté. (...) Si c'est pour donner l'impression d'un dialogue alors que la décision de légiférer est déjà prise, il faut que cela apparaisse rapidement. Pas la peine d'entretenir un faux- uspense, un faux dialogue", a-t-il prévenu, s'exprimant lui aussi depuis Séville.
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